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Le printemps montre le bout de son nez et je vais bien, enfin, le déclic s'est produit, ce que je ne pouvais concevoir hier encore est aujourd'hui évident. Il m'aura fallu du temps et des souffrances mais j'y suis arrivé.

Tenir un journal! Jamais cette idée ne m'avait effleuré l'esprit. Maintenant c'est lui qui me tient. Avant j'étais trop impatient, trop pressé de vivre pour m'arrêter et écrire. Je dis les choses comme elles sont, sans me lasser. Ce qui est vrai reste vrai, même si ça n'a plus d'importance. Il y a cinq ans j'écrivais sur ma mère, ma famille, mon enfance. Aujourd'hui elle n'est plus la, ma famille se disperse, il me reste cette enfance heureuse, là ou tout était encore possible.

Je travaille moins ces temps, ça me laisse du temps pour m'occuper un peu de moi, j'ai repris goût à des choses que j'avais mises entre parenthèse, longues promenades, copains, sorties et même un peu de bricolage à la maison:-)

Cinquante mille? Cent mille morts au japon? Nous voyons des images terrifiantes à la télévision, mais nous n'avons aucune idée de l'horreur. Il nous manque le bruit des vagues et les cris des enfants, les hurlements de leurs mères, la couleur et l'odeur de la mort, il nous manque la peur. Nous imaginons l'enfer bien sur, mais l'enfer est un mot, un truc d'église, de film d'épouvante, rien de très sérieux pour nous qui n'avons jamais vu la guerre qu'à la télévision...

 

Le 15 mars 2011